Impudique rêve...
Attendre avec impatience
La tombée du soir,
Ressentir une présence
Qui se fond dans le noir,
Avois la préscience
D'un secret espoir,
Mais avoir la bienséance
De n'en rien laisser voir…
Malgré des cheveux blancs
Savoir garder ses vingt ans,
Se montrer présent,
Ecouter à chaque instant,
Rendre décent
L'indécent,
Faire plier sa jeunesse
Sous le plus doux des supplices,
Réveiller ses sens
D'une impudique caresse
Sur son sein frémissant,
Embraser le compas de ses cuisses
D'un tendre baiser mouillé,
Electriser son corps tremblant
D'une langue coquine qui descend
De ses épaules au creux de ses reins,
Rendre son souffle haletant
Par des mots à son oreille,
Aller chercher son plaisir
Là où il sommeille,
La voir s'arc-bouter et se tendre,
A la « petite mort » se faire offrande,
Succomber sans coup férir,
Par ses ongles dans ma chair plantés,
A cette suave et douce brûlure
Des sillons de ses griffures…
Se rendre cependant à l'évidence,
Tout cela n'est qu'évanescence,
C'est dans mon rêve que j'ai cru voir briller
Dans l'éclat de son regard l'envie d'un collier…
(26/02/2008 – 21h44)


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