Hallali
Elles sont là, tapies dans l'ombre…
Elles guettent la moindre de ses réactions,
Les prémices d'une certitude, le début d'une assurance…
Il le sent, elles sont toutes aux aguets…
Elles épient, observent, analysent, sortent leurs griffes,
Prêtes à déchiqueter sans aucune pitié
La première qui se posera en rivale…
A tâtons, dans cette diffuse pénombre
Qu'il scrute d'une aveugle sensation,
Il sent indiciblement leur présence,
Telle une acharnée meute chasseresse
Qui, de donner le trépas, n'a de cesse…
Il ne se sent nullement aux abois…
Juste la sourde impression d'être gibier,
Ce nom que sur un tableau on biffe,
Cette conquête qu'au grand jour on étale…
Elles sont là, prêtes à bondir, alliées d'un instant,
Mais farouches ennemies dès qu'il sera temps…
Il n'est pas dupe de leur cabale,
Il sait qu'il n'obéira pas à leur loi…
Une seule a su deviner,
Même si ailleurs est sa destinée,
Que pour avoir à soi le dom
Il fallait apprivoiser l'homme…
Elles peuvent sonner l'hallali,
Mettre son corps en charpie,
Il cèdera peut-être à leur chant de sirènes
Pour leur donner le plaisir de se croire reines,
Mais jamais elles n'auront son âme
Car pour Lui, Une seule est Femme,
Elle est dans ses pensées,
Elle est son jardin secret…
(Hallali – 20/02/2008)


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