Si seulement tu pouvais savoir...
Si seulement tu pouvais savoir, si seulement tu pouvais te douter
Que tu es la page sur laquelle se pose le crayon de mon cœur…
Je sais, tu es comme le vent d'été tu ne fais que passer
Mais tout ce que tu m'as donné, je ne l'oublierais jamais…
J'ai dit de toi ce que je n'avais jamais dit d'aucune autre,
Pour toi je me suis fais géant même si mon histoire n'était pas la nôtre…
Dans mes rêves étoilés brillent l'azur de ton regard et le mordoré de ta chevelure,
Dans mes rêves dépités, sous d'autres mains, vibre ton corps aux senteurs capiteuses…
J'appartiens toujours à la race de ceux qu'on aime bien mais qu'on n'aime pas,
Et je suis encore, parfois, vieux comme la jeunesse quand elle n'a plus d'illusion…
Sous chaque sillon de mon visage qui trahit le décompte inéluctable des heures,
Sous chaque ride de ma peau qui s'est flétrie sous l'érosion inexorable de la luxure,
Dans chaque pensée qui égrène, un à un, les souvenirs de caresses langoureuses
Qui appartiennent au lointain de mon passé mais pas au présent de notre relation,
Perdure l'envie de te prendre dans mes bras et de te faire Majesté de nos tendres ébats….
(25-26/10/06)


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