Trente Avril…

Ce matin pour la première fois
J'ai entendu le son de ta voix.
Elle était gaie, claire et enjouée,
Elle ressemblait à un soleil de Méditerranée...
Moi d'une voix mal assurée
Décontracté, je me la suis joué,
Mais tu ne t'y es pas trompée.
Cette joute oratoire
Tu savais que tu dominais,
Mais en bonne soumise que tu es
Tu n'en as ni profité ni rien laisser voir
Afin que ni vainqueur ni vaincu il y est...

Nous avons parlé comme si de rien n'était,
A nos éclats de rire on aurait juré
Que nous étions deux amis
Se remémorant des anecdotes de folie...
Mais de part et d'autre, quelques silences gênés
Soulignaient d'une intense émotion
La conscience de ta condition
La reconnaissance de ma position...
Nous avons raccroché à regret
Toi pour à tes occupations vaquer,
Moi pour à mon rendez vous aller…
Dieu qu'elle a été longue cette matinée !
Tout au long de mon entretien mon esprit a vagabondé !
J'étais physiquement au travail mais ma tête était ailleurs,
Quelque part, près de toi, là ou il fait meilleur…

Rendez-vous achevé,
Heure de déjeuner,
Pas envie de manger,
Envie de lui téléphoner,
Main qui se pose sur le combiné,
Déclic du décroché,
Sa voix tant désirée…

Nous n'avons cette fois-ci encore pas vu passer le temps.
Les balbutiements de notre relation ont franchi un nouveau cran.
De moins en moins anodins, de plus en plus intimes,
Nos propos nous ont amenés sur d'autres cimes,
Où domination et soumission mutuellement consenties
Créent un subtil mélange de gêne et de plaisir…
Mais il est des instants qui ne peuvent durer à l'infini
Et où l'on doit laisser la raison l'emporter sans coup férir.
Nous dûmes nous séparer, moi pour un repas, toi pour un café…

Repas terminé,
Café avalé,
Pas envie de travailler,
Envie de lui téléphoner,
Numéro composé,
Sonnerie prolongée,
Voix inconnue au décroché,
Feinte sérénité,
Rythme cardiaque emballé,
Bruit de talons pressés,
Conversations emmêlées,
Manque d'intimité,
Déclic dans le combiné,
Silence apaisé,
Sa voix tant désirée…

De nouveau réunis par la voix
Nous savions cependant le temps compté.
D'évidentes hésitations en rires gênés,
Nous ne pouvions que ressentir de troubles émois.
Silences éloquents où le souffle de l'autre
Se devine bien plus qu'il ne se murmure…
Silences envoutants où le cœur se parjure
Entre liens d'amour et infinie tendresse…
Silences éblouissants où vagabonde la pensée
Pour déposer une tremblante caresse
Aussi légère qu'un grain d'épeautre
Sur la peau laiteuse et nacrée
De ton corps dénudé…

Quatorze heures au clocher,
Pas moyen d'y échapper,
Il faut raccrocher,
Le travail reprend ses droits,
Qu'il va être long le temps sans toi
Jusqu'à la prochaine fois…


(30-04-07/01-05-07)



Article ajouté le 2007-05-01 , consulté 36 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Mots moins sages pour elle... "

Imprimer cet article

Retour aux articles

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever


Design by Kulko et krek : kits graphiques