Rencontre

Rouler dans un état second

Ne pas savoir où mène la chanson

T'attendre en se voulant détaché

Mais sentir l'adrénaline monter…

 

Compter les secondes s'écouler

Guetter, sans se l'avouer,

Impatiemment ton arrivée…

 

Se retrouver devant toi

L'air faussement décontracté

Les manières un peu gauches

Un tremblement dans la voix…

 

Sentir ses jambes coupées

Comme le blé que l'on fauche

Ne pas oser te regarder

De peur de vaciller…

 

T'écouter rire

Voir ton regard fuir,

Tes pommettes rougir,

Intérieurement se souvenir,

Que chaque geste,

Chaque attitude,

Est un signe d'émoi…

 

T'entendre parler

D'une voix assurée

Pour ne pas être en reste,

Composer le prélude

Qui ouvrira la voie

A la mise en confiance

Où grandira mon assurance….

 

Ciller devant le bleu

Qui éclaire mes yeux,

Sourire d'un cadeau

Plus original que beau,

Me laisser t'étourdir de paroles

Pour me donner le beau rôle…

 

Nous découvrir

En tout bien,

Tout honneur,

Te dévoiler

Sans honte aucune,

Dans le fol espoir

De te séduire

Avant que n'arrive le soir,

Les facettes cachées

De mon âme de dominateur…

 

Surtout ne pas maquiller

Ni le corps, ni le cœur,

Pour nouer ce lien

Sur une vérité sans brume.

Faire force de faiblesses

Laisser parler la tendresse.

Vouloir poser ma main

Sur la sienne, si près,

Et cependant ne pas oser,

Puis se décider enfin…

Ressentir la gêne occasionnée,

Y compris de son coté,

Non pas pour le geste,

Mais pour le contexte…

Et l'étreinte relâcher,

Ne pas pouvoir s'y résigner…

 

Par ta plénitude affichée

Prendre le chemin de la sérénité…

Pour ta main que tu as laissée

Dans le creux de la mienne blottie

Vouloir arrêter, même si c'est folie,

Le temps dans sa course endiablée

Pour encore quelques instants, quelques heures

Rester en tête à tête, rester à tes cotés…

Pouvoir encore faire jouer cette alternance

De mots et d'émois relevant de l'adolescence

D'intonations et de désirs, enfants de la dominance…

 

Accepter à regret l'obligation de se séparer

Parce que les minutes se sont égrenées,

Ne pas savoir comment te quitter,

Des simples bises du bonjour ne pas se contenter,

Vouloir prendre tes lèvres pour un baiser

Le désirer ardemment et pourtant ne pas oser

Hésiter jusqu'à l'instant où dans un abandon

Tu approches ta bouche de la mienne pour cette union

Ne pas résister à l'envie de poser ma main furtivement

Sur ta croupe pour la caresser l'espace d'un court moment,

Sentir monter en moi un obscur et trouble objet de désir

Et réaliser en cet instant qu'il reste impossible de l'assouvir…

 

Savoir pertinemment mais nier qu'il est là déraison

De te suivre dans les rues d'une ville jusqu'à ton horizon,

Pour retarder encore un peu plus l'heure de la séparation…

Et même si tout cela peut ne paraître qu'illusion

Laisser perdurer jusqu'au bout cette sensation

Que par la pensée nous sommes encore en communion…

 

Te voir sur le bas-côté t'arrêter,

Savoir qu'ici est la fin de ton voyage,

Supputer qu'il n'est peut être que mirage,

D'imaginer dans un avenir proche d'encore se retrouver

Droit devant, vers chez moi, continuer à rouler

Regarder la route et voir ton image

Se dire que le temps va être long si loin de toi

Se dire que j'aimerais qu'il y ait une autre fois

Tellement cette journée tu m'as donné

Tout le meilleur que j'en espérais…

 

 

(08/05/07)



Article ajouté le 2007-05-08 , consulté 45 fois

Commentaires


francomtois28 le 25/07/2007 à 12:41:06
belle rencontre, on la vit tout au long de cette lecture

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Mots sages pour elle... "

Imprimer cet article

Retour aux articles

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever


Design by Kulko et krek : kits graphiques