A soumise n

Tu es entrée tout doucement dans ma vie,
Comme ça sur la pointe des pieds sans faire de bruit,
Tu connaissais la fin de mon passé,
Tu ne savais pas où cela te menais,
Tu ne savais pas comment je te recevrais.
Moi je ne savais plus trop où j'allais,
Esprit errant entre un passé à jamais envolé
Et un futur inconnu à l'horizon voilé.
Tu sortais d'une triste histoire où les silences
Sont plus meurtriers que la lame d'un couteau.
Et pourtant avec moi tu as choisi de repartir de zéro...
Dans la mienne, les reculs et les non-dits
Ont fait plus de ravage que la distance
Et pourtant cette défaite apparaît jolie...
Tu me l'as tendrement écrit hier, tu n'es que paradoxe
Rébellion et soumission sont en toi équinoxes…
J'ai perdu mes marques, je ne te l'ai pas caché
Il est des passés que l'on ne peut effacer…
Tu me l'as si affectueusement dit hier
Tu as vu en moi un homme blessé
Auquel tu offres pour onguent ta douceur.
Déjà tu repousses de loin en loin, pour que je sois fier,
En plein cœur du jour comme au plus sombre de la nuit,
Ces limites intimes jusqu'à la veille si bien établies…
Tu dis que chacun des mots que je t'écris,
Chacune des mes attentions à ton égard,
Font refleurir le champ de ton cœur…
Un soir de mon passé où je t'ai tendu la main
Pour essayer de t'aider à surmonter ton chagrin,
Etait-ce le simple fruit du hasard
Ou un inexorable signe du destin,
Fit, bien qu'alors sans espoir, que tu me voulus pour Maître…
Aujourd'hui nous démarrons quelque chose ensemble,
Je ne sais ni où ça nous conduit, ni si ça nous ressemble,
Mais je sais que tu viens vers moi confiante, sincère et sereine
Prête à un abandon total pour te sentir naître et renaître…
Je ne suis pas Dieu ni même l'un de ses apôtres…
Te promettre d'être le plus grand des Maîtres,
Ou même tout simplement un Grand Maître,
Ne serait, de ma part, qu'orgueil et vanité.
Je ne puis te promettre que le meilleur de moi-même,
Cette envie d'être à ton écoute et de te protéger,
Ce désir de te rassurer quand tu te sens aux abois,
Cette soif de rire avec toi quand tu as le cœur en joie…
Je ne puis te promettre que de faire de mon mieux,
Ce désir de me montrer digne de toi
Cette ambition de t'entendre dire de moi
Ce que tu n'as jamais dit d'aucun autre…
(29/04/07)
Article ajouté le 2007-04-29 , consulté 69 foisCommentaires
Liens
Voir les articles de la catégorie " Mots moins sages pour elle... "Afficher une version imprimable de cet articleRetour aux articles